Progression

  • Imprimer

Les passages de grade du 6 au 1 "Kyu", se déroulent au sein même du club, selon des critères établis par la fédération et le professeur, en tenant compte de l'âge, du nombre de cours hebdomadaire, de l'évolution et de la condition physique du candidat.

Chez nous, les "Kyu" sont exprimés en différentes couleurs.

6e Kyu : blanc
5e Kyu : jaune
4e Kyu : orange
3e Kyu : vert (1ère ceinture supérieure)
2e Kyu : bleu
1er Kyu : marron

Les passages de grade des 1er et 2ème Dan, se déroulent eux, à la ligue Nord Pas de Calais (France). Quand aux 3ème et 4ème Dan, c’est devant un jury de la FFAAA, à Paris qu’il faut les présenter.

1er Dan: NOIR (shodan)

Conditions d'accès au passage de grade "DAN"

Justifier d'au moins trois années de pratique et donc trois timbres de licence pour le passage de SHODAN (16 ans révolu)

+ 2 années (de session à session) + 2 timbres de licences pour le passage de NIDAN (18 ans révolu)
+ 3 années (de session à session) + 3 timbres de licences pour le passage de SANDAN
+ 4 années (de session à session) + 4 timbres de licences pour le passage de YONDAN

Justifier de trois stages (dans les douze mois précédant la date limite de l’INSCRIPTION)

La participation doit être inscrite et visée sur le passeport sportif du candidat.

Les stages privés ne sont pas comptabilisés, seuls certains stages sont reconnus.

Présenter un certificat médical.

La candidature DOIT parvenir DEUX mois avant la date de l’examen, le cachet de la poste faisant foi.

En cas d’échec à un examen, interdiction de se représenter à la prochaine session SAUF lorsqu’il n’y a qu’une session par an.

ÉVALUATION DU NIVEAU SHODAN - Premier DAN

LE PREMIER DAN OU LA COMPREHENSION ET LA CONNAISSANCE AU PLAN GENERAL.

Définition du niveau

Le niveau Shodan (Premier dan) doit être, conformément à la tradition et à la signification des termes japonais, considéré comme le premier niveau, le "début" de la pratique. Cela signifie que le candidat doit disposer des "outils constitutifs" de la pratique de l'aïkido, outils sans la connaissance et la compréhension desquels on ne peut prétendre "faire de L'aïkido".

Cette connaissance et cette compréhension devront ensuite évoluer vers la maîtrise des mêmes outils dans les grades ultérieurs.

Indicateurs de niveau

Ces "outils constitutifs" peuvent se regrouper en trois types principaux d'indicateurs.

A/ Connaissance formelle des techniques et de Reishiki
Le jury doit pouvoir reconnaître les enveloppes globales et caractéristiques qui distinguent les techniques entre elles (ikkyo de nikyo , de sankyo, etc.)

B/ Construction des techniques (Riai)
Le jury doit pouvoir observer la construction des techniques au travers des " phases" suivantes :

  • phase initiale de placement : (elle implique la compréhension de principes tels que Irimi, Tenkan et Ma-ai).
  • phase dynamique de création et conduite du déséquilibre ;
  • phase terminale où le déséquilibre se transforme en amenée au sol (projection, immobilisation).

Le respect de ces 3 phases ne devant pas nuire à la continuité (Nagare) dont l'exigence est modulée en fonction du grade demandé.

Ce schéma est certainement un peu académique ou rigide, - la notion de contrôle devant en effet être partout présente et constituer le liant -, mais néanmoins incontournable dans l'apprentissage. Progressivement, ce deuxième indicateur, la construction des techniques, sera intégré dans le troisième indicateur, car une bonne compréhension des principes d'unité et de respect de l'intégrité doit aboutir à un schéma rigoureux de construction des techniques. Cependant, au niveau du premier dan, ce deuxième indicateur semble être un appui nécessaire pour aider à développer le troisième.

NOTA : La construction des techniques ne peut se faire qu'à partir d'un minimum de condition physique. Mais il ne faut pas la concevoir dans un sens étroit, exclusivement physique, voire musculaire (cf. la notion de taïku - ryoku) : l'endurance, la résistance (physique, émotionnelle), etc., sont aussi le résultat d'une préparation psychologique.

Une absence de préparation physique (au sens large) entraîne souvent la perte des équilibres techniques ou des bases de la discipline.

Cette dimension est transversale à tout l'examen, et est évaluée en référence à l'âge et au sexe du candidat.

C/ Principe d'intégrité
La compréhension du principe général et fondamental selon lequel la technique d'aïkido doit préserver et renforcer l'intégrité (au sens le plus large du terme) physique et mentale des deux protagonistes constitue le troisième indicateur

Ce principe, au contenu très dense, comprend notamment tous les éléments suivants :

  • nécessaire unité du corps, de centrage, d'engagement du corps dans le sens de l'action ;
  • nécessité d'une attitude juste (cf. la notion de shisei), d'une maîtrise et d'un emploi adéquat de son potentiel physique, d'un rythme adapté entre les mouvements et à l'intérieur du mouvement (cf. les notions de kokyu, et de kokyu - ryoku) ;
  • nécessité de conserver son potentiel, sa disponibilité, sa mobilité, sa capacité de réaction et sa vigilance (cf. les notions de zanshin et de metsuke) tout au long de la situation ; nécessité de soutenir une attention et une concentration suffisante par rapport à uke.

ÉVALUATION DU NIVEAU NIDAN - Deuxième DAN

LE DEUXIEME DAN OU LA COMPETENCE DANS LE MANIEMENT DES OUTILS

Définition du niveau

Le niveau Nidan - Deuxième dan doit permettre de manifester une compétence dans le maniement des "outils" définis pour le premier dan, et non plus simplement une compréhension et une connaissance au plan général.

Le jury est donc plus exigeant dans cette évaluation selon des orientations supplémentaires.

Connaissance formelle des techniques

La nomenclature d'aïkido doit être suffisamment connue pour que toute technique demandée par le jury puisse être exécutée sans hésitation.

Construction des techniques

L'exigence complémentaire porte sur la fluidité dans la construction des techniques, sur la perfection du contrôle de la distance avec l'adversaire dans toutes les phases du mouvement, et sur la capacité d'anticipation.

Principe d'intégrité

C'est surtout sur ce point que le jury se montrera plus exigeant, tous les principes énoncés pour le premier dan devant effectivement se manifester dans la prestation du candidat au deuxième dan, et ce avec un engagement physique plus important (restant, bien sûr, adapté à l'âge des candidats, et ne devant en aucune façon prendre le pas sur le caractère technique de la prestation).

La maîtrise du principe d'irimi, et de la relation irimi-tenkan, doit commencer à se manifester : parvenir à prendre le centre de l'autre, puis parvenir à être le centre.

ÉVALUATION DU NIVEAU SANDAN - Troisième DAN

LE TROISIEME DAN OU L EMERGENCE D'UNE LIBERTE DANS LA TECHNIQUE

Définition du niveau

Le niveau Sandan - troisième dan doit permettre de manifester une maîtrise complète des techniques, la capacité à les adapter à toutes les situations, et l'émergence d'une liberté dans leur application.

Les exigences supplémentaires portent donc sur le niveau de maîtrise des critères précédents, et notamment sur :

  • un complet contrôle de soi et de ses actes ;
  • la capacité à faire des variations à partir des bases, si nécessaires (adaptabilité) ;
  • une disponibilité à tous moments de la prestation ;
  • une grande maîtrise du principe d'irimi ;
  • une juste appréciation de maai (contrôle de la distance, comme au deuxième dan, et interventions aux bons moments) ;
  • la capacité d'imposer et de maintenir un bon rythme à l'intérieur du mouvement

ÉVALUATION DU NIVEAU YONDAN - Quatrième DAN

LE QUATRIEME DAN OU LA MAITRISE COMPLETE

Définition du niveau

Le niveau Yondan - quatrième dan doit permettre de manifester une maîtrise complète des techniques de base et de leurs variantes

Les exigences supplémentaires portent donc sur le niveau de maîtrise des critères précédents, et notamment sur :

  • la manière de dominer à tout moment la situation ;
  • l'adéquation du travail au partenaire et à la situation
  • la sérénité du candidat ;
  • la capacité du candidat à exprimer sa qualité de perception, son degré d'intégration et sa liberté de maniement des principes de la discipline.